Dry, Neal & Jarrod Shusterman

Science-fiction / Dystopie

Neal & Jarrod Shusterman

Editions Robert Laffont 2018

Quatrième de couverture :

« Avez-vous déjà eu vraiment soif ?
La sécheresse s’éternise en Californie et le quotidien de chacun s’est transformé en une longue liste d’interdictions : ne pas arroser la pelouse, ne pas remplir sa piscine, limiter les douches…
Jusqu’à ce que les robinets se tarissent pour de bon. La paisible banlieue où vivent Alyssa et sa famille vire alors à la zone de guerre.
Soif et désespoir font se dresser les voisins les uns contre les autres. Le jour où ses parents ne donnent plus signe de vie et où son existence et celle de son petit frère sont menacées, Alyssa va devoir faire de terribles choix pour survivre au moins un jour de plus. »

Hellooooooo !

Je suis extrêmement en forme en ce moment enfin, mon cerveau l’est, mon corps est à l’opposé, merci madame l’anémie ! Je vais mieux et ça, c’est génial ! Et puis, les Oniriques approchent, il y a de quoi être gonflé à bloc ! Christelle Dabos sera de la partie alors je dis oui ! Prête à faire la queue durant des heures (enfin, je n’espère pas, pensez à mes pauvres pieds !) pour ma précieuse dédicace (même si je suis contre l’idée d’écrire sur un livre, mais bon, parfois, il faut faire des sacrifices…).

Faible d’esprit que je suis à la vue du nom de l’auteur Neal Shusterman, j’ai embarqué Dry avec moi. J’ai tellement adoré l’univers de la Faucheuse qu’il fallait que je découvre ce one shot (j’attends une date pour le tome 3, des infos ???).
Commençons ! Avez-vous une bouteille sous la main ? Vous en aurez besoin ! Pourquoi ? Haha ! Mystère et boule de gomme ! (Dry ça tombe sous le sens non ?).

J’ai bien aimé la lecture, cela n’a pas été transcendant d’où l’expression, les bonnes choses se font attendre et seulement en parcimonie (tropppp dommageee !). Ce qui m’a plu, ce sont les messages dénoncés par l’auteur comme les problèmes environnementaux par exemple qui peuvent s’appliquer tôt ou tard à notre monde actuel, je reviendrais dans un petit moment en détail. C’est le côté psychologique du roman qui m’a tenu en haleine que j’ai apprécié.

Dry, c’est l’histoire d’une sécheresse prolongée en Californie et pouf du jour au lendemain, il n’y a plus d’eau qui coule dans les robinets ! Genre, rien du tout, niet, nada ! La seule pensée qui me vient à l’esprit, c’est que je ne pourrais plus faire de riz, où faire de bons petits plats. Et ensuite, j’ai rebondi sur une vision fataliste, pour les toilettes alors ?! Bonjour les odeurs !

zoom sur un eleve dans une classe portant un tee-shirt bleu qui est surpris
#horreur

Au milieu de ce cauchemar, on suit Alyssa, son petit frère et leur voisin Kelton dans leur petite banlieue tranquille. Ils vont essayer de survivre dans cette jungle d’animaux féroces (je parle d’humains hein !) et trouver le moyen de s’hydrater. Du jour au lendemain, l’eau ne coule plus à flot, il y a plusieurs types de personnes, ceux qui vont s’alarmer (moi par exemple) et à la minute vont se diriger vers le magasin le plus proche, les passifs qui pensent que tout va s’arranger en continuant leur routine et les opportunistes. Les instincts primaires et vils surgissent des hommes, et même parfois des personnes que l’on penserait inoffensif en temps normal. L’aspect psychologique du roman est gros point positif, on ne sait pas sur quel pieds danser avec les protagonistes. Au cours de leur périple, ils rencontreront Jacqui qui ne m’a pas laissé indifférente, c’est même le personnage que j’ai préféré (oui, oui, je préfère celle qui est bourrue et un peu déjantée).

L’alternance des points de vue à chaque chapitre donne du rythme et tient en haleine. Le décor posé est très visuel et on s’imagine facilement dans ce chaos et suivre l’aventure de nos héros. Les facettes négatives sont certaines incohérences du type un super road trip en voiture en pleine chaleur pendant des jours sans manger ni boire pratiquement ?! (manger, c’est primordial voyons !). J’imagine que ce sont des supers humains ne ressentant ni la fatigue, ni la faim. Une autre petite question technique ou plutôt d’hygiène, à aucun moment cette question d’odeur se pose (je pousse un peu loin mais bon, elle est légitime, non !). Les auteurs ont mis l’accent sur le champ lexical de l’eau ce qui est compréhensible, cela rend le récit encore plus réaliste et nous donner l’envie de boire. Bizarrement, plus on en parle et plus on en a envie. Un dernier point qui m’a déplu est la fin de l’histoire, je ne m’attendais à cela, bref, j’aurais préféré une autre fin (je ne peux rien dire, le spoiler c’est mal).

Plus sérieusement, Dry est un livre qui nous fait réfléchir sur l’avenir, les problèmes environnementaux à venir, le changement climatique qui est inévitable et accéléré par nos pratiques si elles ne changent pas. L’eau nous est acquise mais ne l’est pas forcément dans certaines régions du monde qui est une source de vie et de survie. Père et fils Shusterman portent un message écologique fort.

Dry, c’est un scénario catastrophe qui arrivera un jour…ou pas. Enfin, je l’espère. Ce petit pavé fait cogiter, réfléchir sur notre système actuel. Il est rempli de réalisme tant sur les personnages que dans la société actuelle. Une très bonne lecture avec des plumes qui nous rend addictifs. Et vous, l’avez-vous lu ?

13 commentaires sur « Dry, Neal & Jarrod Shusterman »

  1. YEAAAH ON VA SE VOIR AUX ONIRIQUES MEUF. It is cool.
    Pas de panique, pour les toilettes, il existe des toilettes sèches naturelles et sérieux, il y a pas d’odeur ! (à part celle du copeau de bois mais c’est plutôt cool je trouve). Bref. On va s’en sortir, t’inquiètes paupiette (en vrai non, dans 50 ans, on est tous morts).
    Voilà.
    Kin

    Aimé par 1 personne

    1. Yeaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhh trop chouette !!!!!!!! J’y serai samedi sûr 😊 trop hâte !

      J’ai mis du tps à comprendre pourquoi tu me parlais des toilettes, j’ai cru que c’était les toilettes aux oniriques 😂

      Sinon, je ne connaissais pas ces toilettes, merci de l’info. 50 ans ? Je comptais atteindre les 100 ans quand même 😋

      Aimé par 1 personne

  2. J’avoue, la faucheuse est teeellement bien ! D’ailleurs j’ai le tome 2 dans ma PAL qui prend là poussière, il faudrait peut être que je songe à l’en sortir… 😀
    Sinon je pense bientôt lire Dry, il a l’air juste extra ! Et puis cen’est pas souvent que ce genre de sujet est abordé dans un roman 😉

    Aimé par 1 personne

  3. J’avais commencé la Faucheuse mais je crois que ce n’était pas le moment, alors je l’ai reposée et elle m’attend sagement (paaas taaaaper !).
    C’est vrai que les questions soulevées dans ce roman ont l’air tout à fait pertinentes et d’actualité… Peut être que je me laisserait tenter… Tout en gardant une bouteille d’eau pas trop loin de moi !
    Tu m’as fait rire sur les odeurs, mais en même temps , on est d’accord au bout d’un moment, plus personne ne doit sentir la rose… Après peut être que tout le monde sent si mauvais qu’ils s’en rendent même pas compte ? ^^

    Aimé par 1 personne

    1. Blasphème !!! La Faucheuse est tellement bien et le second tome est encore meilleur que le premier 😍
      J’attends ta chronique hein !
      Quant à Dry, le sujet est intéressant mais moi ce c’est seulement le détail de l’odeur haha ! Je suis d’accord à force, ils ne doivent plus sentir et s’en préoccuper puisque c’est quand même la soif, le plus important. Mais bon, j’ai l’impression que même la faim ne les préoccupe pas assez 😂 je sais, je chipote un peu beaucoup…

      Aimé par 1 personne

Répondre à Minimouthlit Annuler la réponse.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s